Réchauffement climatique, extinction ou invasion d'espèces, transition énergétique ou agroécologique, événements extrêmes (éruptions volcaniques, tsunamis, extrêmes de températures, précipitations intenses, inondations...), pollution chimique et physique constituent autant d'exemples de phénomènes intriqués très difficiles à appréhender. La compréhension de ces phénomènes et de leurs impacts sur le vivant, l'environnement et les sociétés nécessite une modélisation où les mathématiques ont un rôle très important à jouer à travers des approches multidisciplinaires de qualité.
Le CNRS, grâce à l'impulsion de l'INSMI et la participation de l'INEE, l'INP, l'INSU, a créé en 2021, en partenariat avec l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, les Universités Clermont Auvergne, Grenoble Alpes, Claude Bernard Lyon 1 et Savoie Mont Blanc, l'institut des Mathématiques pour la Planète Terre (iMPT). En 2022, l'Université Paris-Dauphine PSL et l'Université de Montpellier ont rejoint l'institut, permettant d'accroître ses actions. C'est un institut national sans mur, fédérant largement la communauté mathématique pour aborder des questions provenant d'autres domaines scientifiques dans une approche nécessairement pluridisciplinaire.
Un appel à projets est lancé annuellement afin de soutenir l'initiation ou le renforcement de recherches se situant à l'une des nombreuses interfaces entre mathématiques et sciences du vivant, de la Terre ou de l'humain. Les projets retenus font appel à des outils mathématiques modernes couplés à des compétences, connaissances et données issues d'autres domaines, afin d'aborder des problématiques actuelles liées à la Planète Terre.